Quand je décide d'acheter un livre à thématique lesbienne, je suis souvent déçue. Ainsi, une fois, j'ai acheté, au "Mots à la bouche" un recueil de nouvelles intitulé "Pars avec elles". Nous avions décidé, ma copine et moi, de nous en faire la lecture le soir. Résultat: soit l'une de nous deux s'endormait d'ennui, soit nous finissions par avoir un fou rire devant l'inanité des propos. Ces effets sont intéressants, c'est vrai, car qui refuserait un si bon somnifère naturel ou une si belle occasion de se fendre la poire? Mais ce n'était pas ceux escomptés. En décembre, j'ai suggéré qu'on m'achète, pour noël, "La pluie, avant qu'elle tombe" de Jonathan Coe, comme ça, parce que j'avais eu l'occasion, par hasard, d'en lire les deux premières pages et que ça m'avait attirée, sans savoir quel en était le thème. Je l'ai commencé il y a quelques jours, et depuis, j'ai hâte que le soir tombe et qu'il soit l'heure d'aller au lit pour continuer ma lecture. Je suis même un peu triste de l'avoir presque fini. Et ce que je ne savais pas, c'est qu'il y a des lesbiennes dedans et que le sujet est plutôt bien traité. Les bons livres avec des gouines existent encore, il faut peut-être juste arrêter de les chercher.