J'ai passé un concours, deux épreuves de 7 heures sur deux jours, j'ai enchaîné avec deux jours de cours, j'ai essayé de me reposer pendant deux nouveaux jours, sans vraiment y arriver, puis je suis allée passé deux autres jours avec ma mère, malade. Pendant deux jours encore, j'ai attendu une réponse: oui ou non allait-on m'accorder mon congé de formation? Le oui me donnait la perspective de passer une année sans me séparer de C., avec tout mon temps pour repréparer le concours. Le non était difficile à supporter: soit je me voyais recommencer comme cette année: mes semaines coupées en deux et les longues heures de transport, une nuit loin de C., soit je retournais vivre ailleurs, près du travail, avec encore des allers et retours, et la séparation. J'ai tourné et retourné tout ça dans ma tête pendant deux jours, dans la tension, fatiguée. La décision avait été prise mais je n'avais aucun moyen de la connaître. La nouvelle est tombée lundi dans l'après-midi et ce fut oui, un beau oui qui m'a sur le coup soulagée et a remisé les scénarios catastrophes. Pourtant, comme si mon corps s'était habitué à la tension, il refuse de se relâcher et de vraiment dormir, enfin.